Triennale 2018

ART CONTEMPORAIN ET ARCHITECTURE DANS LE CENTRE HISTORIQUE DE BRUGES
 

“Que se passerait-il si…”, c’était la question que l’on s’était posée lors de la Triennale Bruges 2015. Des artistes et des architectes avaient alors étudié le degré de viabilité d’une ville en constante croissance. La Triennale Bruges 2018 se penchera sur les conséquences d’une liquid society, une société « liquide » dans laquelle les relations interpersonnelles changent en permanence.

Triennale Bruges 2018 : Liquid City applique le concept de ville contemporaine liquide au contexte spécifique brugeois comme symbole positif des transformations sociales et urbaines. Des artistes, des architectes et des scientifiques sont conviés à formuler des réponses – en étroite collaboration avec les habitants et les visiteurs de la ville – aux situations de crise de cette société liquide. Triennale Bruges 2018 souhaite créer, par le biais de processus coopératifs, de nouvelles opportunités de rencontres entre divers usagers de la ville. Les synergies fortuites, les soudaines découvertes et les solutions durables stimulent la représentation que l’on se fait de la ville. Ces processus amènent à une autre compréhension du caractère liquide de l’urbanité et de la communauté. Le parcours artistique dans le cœur historique de Bruges articule les différents aspects de la ville liquide autour de 3 lignes thématiques: espaces publics de convivialité, projets collaboratifs de création et représentation de la ville.

Espace public de convivialité
Dans le cœur historique de la ville, des artistes et des architectes internationaux créent et renouvellent des espaces publics pour en faire des lieux où la diversité mène à la rencontre.

Projets collaboratifs de (co)création
Simultanément sont mis en place des projets collaboratifs entre partenaires inattendus qui dépassent leurs propres intérêts, souvent divergents. La dynamique qui en résulte transforme de manière radicale et durable la réalité urbaine.

Représentation de la ville
Un troisième groupe d’artistes se concentrera sur la représentation symbolique de l’urbanité. Les œuvres d’art inspirent à la fois un sentiment d’identité, des rêves et des désirs.

Le centre historique, entouré et traversé par l’eau, avec sa géolocalisation aux portes de la mer qui fit autrefois la richesse et la renommée de la ville, devient par métaphore une « Liquid City », une ville littéralement liquide. Fluidité, transition, influx, échange caractériseront la Triennale Bruges 2018, un mouvement artistique qui se répandra dans la ville, tour à tour comme un vent de tempête ou une douce brise marine. Tout et chacun se mettra en mouvement.

Bien évidemment, le populaire URB EGG pop-up café de l’édition précédente sera de nouveau inclus dans le parcours de la Triennale. Car il constitue le lieu convivial par excellence, ouvert à tous, où l’on se rencontre et où le dialogue est roi. C’est donc l’endroit idéal pour faire une pause au cours d’une visite de Bruges.

Quelques noms de participants qui peuvent déjà être révélés, mais sous réserve:

  • NLÉ (Kunlé Adeyemi, 1976, Nigéria), www.nleworks.com) est un bureau d’études qui se consacre à l’architecture, le design et l’urbanisme dans les villes et régions en plein développement. Parmi ses réalisations figure une école flottante au Nigéria (Makoko Floating School ou MFS), destinée aux habitants de la communauté de maisons sur pilotis Makoko, dans la lagune de Lagos. Avec MFSII, Nlé a présenté son projet Waterfront Atlas à la Biennale pour l’Architecture de Venise en 2016.
  • John Powers (États-Unis, 1970, http://johnpowers.us/) reprend à chaque fois la même forme dans ses monumentales sculptures abstraites. Les installations répétitives de Powers, façonnées à la main avec des blocs de polystyrène, sont construites de manière totalement intuitive, alors qu’elles donnent l’impression d’avoir été conçues par dessin assisté par ordinateur.
  • Monir Shahroudy Farmanfarmaian (Iran, 1924) combine dans sa pratique artistique sa connaissance du langage visuel et des  procédés artisanaux iraniens (perses) avec une formation occidentale. Elle présentait déjà en 1958 au pavillon iranien de la Biennale de Venise un jeu d’illusion et d’apparence fait de mosaïques de verre et de miroirs, pour lequel elle a obtenu la médaille d’or. À l’âge de 93 ans, cette artiste jouit encore aujourd’hui d’une renommée internationale pour ses compositions complexes de mosaïques. Ses œuvres sont exposées entre autres au Guggenheim Museum d’Abu Dhabi, au Metropolitan Museum de New York, au Tate Modern de Londres et à la Fondation Louis Vuitton de Paris.